Animi

Reviews for Animi / Berthold Records 2019

SNES

on Wednesday, 24 April 2019. Posted in Animi, CD reviews, French

Par Nicolas Béniès

Shauli Einav, saxophoniste israélien installé à Paris, ne veut pas perdre la mémoire d’un temps où l’avant-garde était saluée comme une nécessité vitale et participait de l’utopie de la construction d’un monde différent, libre, égal et fraternel. Je vous parle d’un temps... que le jeune trentenaire a connu via le saxophoniste un peu oublié – quel dommage – Arnie Lawrence qui lui a servi de maître en Israël.

Jazz : Animi
Shauli Einav a constitué un quintet qui s’inspire de l’esthétique de ceux réunis par Andrew Hill pour Blue Note dans ce milieu et fin des années 1960 ou de Tony Williams ou encore de Bobby Hutcherson. Ces références ne viennent pas écraser les compositions du saxophoniste mais les éclairer. Aucune copie servile, simplement à la fois un travail de mémoire bousculé par la force vivante de musiciens qui veulent trouver dans le monde d’aujourd’hui qu’ils contestent dans ses fondements. Le compositeur n’oublie pas non plus d’où il vient : la Palestine, terre divine et terre de cultures. Le oud de Fayçal Salhi sur « One step up » - un pas vers le ciel ? – trace les parcours.

Tim Collins, vibraphone, remet au goût d’un jour étrange la sonorité d’un instrument trop peu sollicité dans ses développements possibles, Andy Hunter au trombone réussit une sorte de quintessence de tous ses prédécesseurs qui ont voulu se dégager autant que faire se peut de Jay Jay Johnson à commencer par Grachan Moncur III. Yoni Zelnik confirme sa capacité à asseoir rythme et tempo pour permettre aux quatre autres de s’élancer vers d’autres cieux et Guilhem Flouzat sait réaliser une curieuse synthèse entre tous les batteurs modernes à la manière d’un Joe Chambers.

Le tout donne envie de vivre encore et encore pour provoquer d’autres émotions. « Animi » - un pluriel nécessaire - dit le titre de cet album pour affirmer le primat de la fougue de l’esprit et du corps.

Telerama

on Tuesday, 09 April 2019. Posted in Animi, CD reviews, French

ANIMI

Telerama

Par Louis-Julien Nicolaou

Brillant, malin, Shauli Einav aime à arpenter des chemins harmoniques bien balisés pour en recueillir des tournures originales et toujours séduisantes. Son dernier album, Animi, rayonne ainsi de confiance dans un jazz vif, qui swingue et sourit avec éclat. De quoi donner envie de retrouver le saxophoniste au Duc des Lombards, d'autant qu'il sera entouré de musiciens fabuleux, Paul Lay (piano), Florent Nisse (contrebasse) et Gautier Garrigue (batterie).

Jazz Magazine

on Tuesday, 09 April 2019. Posted in Animi, CD reviews, French

Par Franck Bergerot

Jazz Magazine

SE Jazz Mag

Citizen Jazz

on Tuesday, 09 April 2019. Posted in Animi, CD reviews, French

ANIMI

Citizen Jazz

Par Julien Aunos, 7 Avril 2019

Après un dernier album remarqué paru en 2016, le saxophoniste israélien Shauli Einav semble s’être donné du temps pour digérer ce succès et revenir sur le devant de la scène, avec un projet tout neuf baptisé Animi. Il s’est entouré de nouveaux musiciens pour former un quintet à l’orchestration originale : Andy Hunter (présent sur les deux premiers albums du saxophoniste) au trombone, le vibraphoniste Tim Collins, l’impeccable contrebassiste Yoni Zelnik et Guilhem Flouzat à la batterie.

La présence du vibraphone bariolé de Collins apporte rebonds et couleurs à la musique douce et virevoltante d’Einav. L’association entre la plasticité des saxophones du leader et la rondeur du trombone de Collins fonctionne à plein dans les unissons comme dans les contrepoints. Quant à la paire Zelnik/Flouzat, elle fait montre d’une grande complicité et d’un swing à toute épreuve.
Un disque sensible et généreux.

Musikansich Review - ANIMI

on Friday, 15 March 2019. Posted in Animi, CD reviews, German

First review in Germany for ANIMI

Musikansich Review - ANIMI

1982 wurde er in Israel geboren, der Saxofonist Shauli Einav. 1998 wurde er vom US-amerikanischen Kollegen Arnie Lawrence entdeckt und brachte den jungen Player dazu, einige Jahre in New York zu verbringen, bevor er sich danach in Paris niederließ.

Das neue Album heißt Animi, das ist ein Begriff aus dem Lateinischen und kann in etwa angewandt werden mit den Begriffen von Zufriedenheit im Leben, mit Seele, dem Gemüt und davon ausgehender Kraft. Und das mag durchaus zutreffen auf die sehr vorwärts treibende Musik des Künstlers, der mit ganz viel Seele spielt, mit großen Emotionen und Herzblut. Stets ist sein Spiel von feurigem Ausdruck geprägt und er vermag seine Mitstreiter damit anzustecken, so dass diese Musik energiereich ist, voller überraschender Wendungen und mit reichhaltigen Ideen gespickt.

Und so sprüht diese Energie reichlich frischen Wind in den Jazz, es ist nicht nur der Rückgriff auf Tradition, insbesondere höre ich viele Annäherungen an die Sechziger, sondern auch die Einbeziehung folkloristischer Elemente, naheliegend aus den Nahen Osten, und dazu die komplexen Kompositionen, die mit Eleganz und Leidenschaft umgesetzt worden sind. Mithin wird alles zusammengesetzt zu einem modernen Sound, der in seiner Art schon wieder zeitlos wirkt.

Bobby Hutcherson kommt mir in den Sinn, wenn sich der erste Song swingend voranschiebt und der Vibrafonist Tim Collins zum Solo von Einav unterstützende und prägnante Akzente setzt, so, als könne er nicht abwarten, endlich mit seinem Solo zu beginnen. Und als der Saxofonist dann endlich das Feld räumt, dann legt Collins los. Allen Solisten gemein ist das intensive Spiel mit dem gewissen Vorwärtsdrang. Und auch wenn es dann einmal etwas gemäßigt von Statten geht, und sich eine schöne Melodie voranschiebt bei “Hasela Ha’adom“, dann ist man auch davor nicht unbedingt sicher, dass die Ruhe immer wieder mit kurzen Einschüben unterbrochen wird. Stets entsteht somit reichlich Spannung und gerade die Spontaneität ist es, die den Reiz dieser Musik ausmacht. 

Wir erfahren ein Füllhorn von Überraschungen, eine sehr lebendige Atmosphäre durchgehend durch die ganze Platte. “One Step Up“ ist eine solcher Überraschungen, wenn Fayçal Salh seine arabische Laute (Oud) auspackt, um diese arabische Note mit einzuflechten, in einem Song, der den 5/4 Takt, wie wir ihn von “Take Five“ kennen, auch zwischendurch pflegt. Letztlich bleibt mir nur abschließend festzustellen, dass man sich als Jazzfreund diese Platte nicht entgehen lassen sollte, weil sie Türen öffnet, neue Sichtweisen offenbart und sich nicht der Tradition des Jazz verschließt.

Jazz News

on Friday, 12 April 2019. Posted in Animi, CD reviews, French

Alice Lecrecq

Jazz News

Jazz News Shauli

JazzThing Germany

on Tuesday, 09 April 2019. Posted in Animi, CD reviews, German

By Olaf Maikopf

JazzThing Germany

jazzthingarticle

SK Jazz

on Tuesday, 09 April 2019. Posted in Animi, CD reviews

ANIMI - Beautiful, fresh, colorful album!

SK Jazz

By Patrick Španko / translated by Google Translate*

Shauli Einav (* 1982) is one of the young generation of excellent Israeli jazzmen who have conquered clubs around the world in recent years, with generous support from the Israeli state. He played with a variety of Tel Aviv and Jerusalem groups. Only in 1998 was there a fateful encounter with the legendary American saxophonist Arnie Lawrence, who came to Israeleas with the idea of settling disputes between Arabs and Jews through music and became the link between the Tel Aviv and New York music scene. After studying at the Tel Aviv Conservatory, Shauli Einav went to New York, where he continued his studies at the prestigious Eastman School of Music. He stayed in the Big Apple for 7 years and played with such as: Avishai Cohen, Shai Maestro, Dave Liebman, Frank Gambale and others. He moved from New York to Paris, where he released his Opus One debut CD in 2011 well received by critics and the public. In 2013 it was an albumA Truth About Me , In 2016 Beam Me Upand now the Animi album, again in Berthold Record, at the beginning of March 2019. Animi is Latin for heart, soul, vitality or zeal. Shauli brings to the jazz landscape the breath of fresh air with her style of improvisation and composition. And then it "feeds" on the influences around you. "But most of all, Animi is reminiscent of Blue Note Records aesthetics in the mid-1960s, when the label invented legendary LPs such as Eric Dolphy - Out to Lunch !, Grachan Moncur III - Evolution or Andrew Hills - Point of Departure All adventurous, daring albums where tradition and innovation have been in perfect balance. " This sextet is perfectly versatile and responsive to handle the 11-track dynamic repertoire from which Sahuli Einav has signed under 8 songs. Beautiful, fresh, colorful album!

Culture Jazz & Jazz in Lyon

on Friday, 29 March 2019. Posted in Animi, CD reviews, French

ANIMI

Culture Jazz & Jazz in Lyon

By Yves Dorison

Voilà un disque dont la musique est fort bien arrangée et puise à diverses sources de richesses modales et autres subtilités rythmiques sur lesquelles elle arrive à innover. Ce n’est jamais simple d’être original mais Shauli Einav arrive à nous faire croire que son jazz à des caractéristiques qui lui sont propres. Avec un line-up international, lui et son groupe parviennent à une cohérence de tous les instants assez exemplaire. C’est foisonnant, bourré d’énergie positive et véritablement expressif. Sur les tempi lents, le quintet met en avant la finesse d’exécution qui le singularise et offre aux solistes des espaces propices aux improvisations les plus abouties. Tous sont clairvoyants, réactifs, (mention spéciale au vibraphoniste Tim Collins) et nous donnent quelquefois l’impression d’écouter un album atypique et vigoureux du jazz américain des années soixante dans ce qu’il avait d’expérimental (du côté des Booker Little et autres Oliver Nelson et George Russell) ; ce qui n’est pas pour nous déplaire d’ailleurs. Shauli Einav conserve malgré tout, notamment grâce à ses racines, une voix personnelle qui démarque son projet de bien d’autres, plus consensuels et, pour tout dire, assez indigestes. A découvrir prestement.

Les Chroniques de HiKo

on Wednesday, 10 April 2019. Posted in Animi, CD reviews, French

Par HiKo

Les Chroniques de HiKo

Le saxophoniste israélien Shauli Einav nous revient après Beam Me Upparu en 2016, avec un troisième projet tout aussi prometteur que les précédents, baptisé Animi. Basé à Paris depuis peu, après s'être formé à Jerusalem et illustré sur l'éblouissante scène new-yorkaise, il trouve dans la capital française les conditions propices à un retour aux sources et les latitudes adéquates à ses va-et-vient culturels continus entre Etats-Unis, Europe de l'Ouest et Moyen Orient. Musiques du monde et jazz se marient alors dans un langage sonore subtil et savant, que le compositeur, fin improvisateur et habile directeur musical exprime avec audace et énergie. Il parvient à maintenir l'équilibre entre tradition et innovation, citant comme influences les trop méconnus Charlie Rousse et Arnie Lawrence, les emblématiques Georges Russell, Jason Lindner et Avishai Cohen, sans oublier les légendaires piliers du label Blue Note, Eric Dolphy, Bobby Hutcherson ou encore Andrew Hill. Entouré de complices talentueux, le tromboniste Andy Hunter (ex-Snarky Puppy), le vibraphoniste Tim Collins, le précieux contrebassiste Yoni Zelnik et le batteur Guilhem Flouzat, Shauli nous livre un disque cuivré et attachant, composé de 11 pistes au lyrisme impressionnant et à la puissance mélodique convaincante.
Nous retiendront également la participation du joueur de oud algérien Fayçal Salhi, qui brille dans le sublime et inspiré "One Step Up"...

YosMusic

on Tuesday, 09 April 2019. Posted in Animi, CD reviews, Hebrew

by Yossi Harsonski

YosMusic

yosmusic

les dernières nouvelles du jazz

on Tuesday, 09 April 2019. Posted in Animi, CD reviews, French

ANIMI

les dernières nouvelles du jazz

Par Xavier Prévost

À propos de ce disque le texte du livret, signé Evan Haga (ancien rédacteur en chef du magazine états-unien JazzTimes) évoque judicieusement sa parenté avec un courant de la seconde moitié des années 60 au sein du label Blue Note : Eric Dolphy, Andrew Hill, Grachan Moncur III, Bobby Hutcherson.... On pourrait tout aussi légitimement y ajouter Sam Rivers, Tony Williams, certains des Wayne Shorter de la période, et pourquoi pas le tandem Don Cherry-Gato Barbieri, c'est à dire tout un courant qui fait faire un pas de côté (ou un bond en avant ?) au jazz moderne (déjà post-moderne) de l'époque, en un temps où le catalogue accueillait aussi Cecil Taylor et Ornette Coleman. Façon pour nous qui écoutons ce disque de reconnaître une démarche qui, tout en s'inscrivant dans le jazz de stricte obédience, va chercher dans les marges des émotions et des sensations qui rafraîchissaient nos oreilles de l'époque. Et le disque assurément procède de cette esthétique qui, entre consonances et tensions, fluidité mélodique et escarpements inattendus, réjouit l'écoute de ceux pour qui le jazz n'est pas qu'un long fleuve tranquille. Pas révolutionnaire, loin s'en faut, mais habité par une sorte d'urgence plus que sympathique, l'album nous entraîne, consentants, vers une subtile mélancolie où l'intelligence a son mot à dire. Les solistes du groupe ne sont pas pour peu dans la réussite du CD, et la présence sur une plage du joueur de oud algéro-franc-comtois Fayçal Salhi étend encore le champ des possibles. Le saxophoniste israélien de Paris, bien entouré, signe assurément une réussite artistique.

 

Notes de Jazz

on Tuesday, 09 April 2019. Posted in Animi, CD reviews, French

Par Michel ARCENS

C’est toujours un moment de vraie réjouissance lorsqu’on découvre pour la première fois un nouveau saxophoniste qui, sur cet instrument qui est au cœur même du jazz, vous réjouit d’entrée.

Shauli Enav est parti de sa terre d’Israël a passé plusieurs années à New York où il a rencontré les meilleurs musiciens d’Outre-Atlantique. Mais, à trente-six ans, il s’est désormais installé à Paris et c’est tant mieux pour nous. Parce que nous pouvons imaginer que nous aurons l’occasion de l’entendre bientôt un peu partout ici.

Pour une certaine génération – celle qui a vécu l’effervescence du jazz des années soixante et soixante-dix – Shauli Einav est une sorte de miracle. Nous retrouvons en lui des accents qui nous rappellent, non pas les plus grands, les plus célèbres, mais quelques-uns de ceux qui ont fait la diversité de cette musique, qui ont apporté des couleurs singulières et, sans qui, cette période n’aurait pas été aussi riche et fertile de couleurs renouvelées, d’images impossibles, de vitalité partagée. Il y a chez Einav des choses (appelons-les ainsi faute de mieux, car les mots, encore une fois ont une certaine impuissance, une sorte d’incapacité à dire la musique, dès qu’on les prononce – ou qu’on les écrit – on a l’impression qu’ils dissimulent plus qu’ils n’éclairent) il y a donc des choses qui ont cette vertu étonnante d’être des références et, au même moment, de dévoiler des horizons jusqu’ici inconnus.
Il y a chez Shauli Einav des choses magnifiques qui viennent peut-être de Booker Ervin, d’Eric Dolphy, d’Andrew Hill, de Charlie Rouse le saxophoniste de Thelonious Monk, de Bobby Hutcherson. Et qui, cependant sont des mondes à part.

« Animi » (Berthold Records/Distribution Differ-Ant) est une très belle réussite, un enregistrement où l’on a, à chaque moment, l’occasion d’une authentique réjouissance. C’est aussi parce qu’aux côtés de Shauli Einav (ts, ss) se trouvent d’excellents musiciens : Tim Collins (vb), Andy Hunter (tb), Yoni Zelnik (b), Guilhem Flouzat (dm) et Fayçal Salhi (oud).